L’origine du Jour de la Terre : une mobilisation née d’une catastrophe
Pour comprendre ce qu’est le
Jour de la Terre aujourd’hui, il faut remonter à
janvier 1969 et à une image devenue symbolique : des plages californiennes recouvertes de pétrole, des oiseaux mazoutés, un littoral dévasté. La
marée noire de Santa Barbara marque profondément l’opinion publique américaine, dont le sénateur
Gaylord Nelson, qui décide qu’il est temps d’agir.
Le
22 avril 1970, il lance le premier « Earth Day ». La réponse est stupéfiante :
20 millions d’Américains se mobilisent en un seul jour, dans les rues, les parcs et les universités.
L’événement conduit directement à la création de l’Agence de protection de l’environnement américaine et à l’adoption de plusieurs lois environnementales majeures.
Vingt ans plus tard, en
1990, le
Jour de la Terre dépasse les frontières et devient mondial. Il rassemble alors
200 millions de personnes dans 141 pays. Depuis, son rayonnement n’a cessé de croître : aujourd’hui, c’est plus d’un
milliard de participants dans 193 pays qui célèbrent cette date chaque année, faisant du
22 avril l’un des
événements civiques les plus importants de la
planète.
En France, c’est
l’ONG Geres, spécialiste de la solidarité climatique, qui coordonne la
mobilisation nationale depuis plusieurs années.
22 avril 2026 : le thème de la sobriété pour nous inviter à réinventer notre quotidien
Chaque
édition du Jour de la Terre s’articule autour d’un
thème central. Pour 2026, ce thème, c’est la
sobriété.
Cette année, le
22 avril invite donc à
réinventer notre quotidien et à construire un nouvel imaginaire collectif. La « sobriété » se matérialiserait par des gestes simples du quotidien, mais qui, aussi simples soient-ils, pourraient avoir une portée réelle. Par exemples, cela signifie repenser nos habitudes alimentaires, nos modes de déplacement, notre consommation d’énergie ou encore notre rapport aux objets. Et ce, non pas pour se priver, mais pour vivre en meilleure
harmonie avec les ressources de la planète.
Pour les enseignants, ce thème est une
opportunité pédagogique en or. La sobriété n’est pas une notion abstraite : elle s’incarne dans des gestes concrets, des choix de vie, une façon d’habiter le monde. Autant de sujets que l’on peut aborder avec des
élèves de tous les âges, à condition de leur donner les outils, et les expériences adéquates.